samedi 6 juin 2015

Ce qu’est réellement l’homosexualité

« A l’heure où naît un jour nouveau, je rentre retrouver mon lot de solitude. Comme un pauvre clown malheureux de lassitude. Je me couche mais ne dors pas, pense à mes amours sans joie, si dérisoires, à ce garçon beau comme un dieu qui, sans rien faire, a mis le feu à ma mémoire. Ma bouche n’osera jamais lui avouer mon doux secret, mon tendre drame…»
Charles Aznavour, dans la chanson «Je suis un homo, comme ils disent»

On en parle souvent très mal, de l’homosexualité : c’est un sujet qui dans l’imagerie populaire inspire régulièrement la moquerie, est plutôt synonyme de manque de virilité chez les hommes, de tare, de honte, de maladie mentale, de débauche, voire d’ignominie et d’infamie. Sujet qui reste bien souvent tabou, ou alors on en parle volontiers pour rire, plaisanter et amuser la galerie. Avec de nombreux dérapages, offenses, humiliations et mépris dans des propos tels que : « pédé, tapette, tante, tantouse, tarlouse, fif [1], fiotte, tapiole, mademoiselle, femmelette, t’es de la jaquette ? ».
Il est rare que l’on aborde le sujet avec sérieux : il le mérite pourtant. La moquerie et l’offense constituent le lit de l’homophobie. Cela explique combien beaucoup de personnes pratiquent l’homosexualité dans la dissimulation et l’anonymat… Ils mettent ainsi en place des stratégies d’apparence et de façade hétérosexuelles auprès de leurs proches. Et ceci aura pour effet de décupler les effets de division et d’éclatement de leur être – qui est l’un des aspects les plus marquants des modes de vie homosexuels.

L’homosexualité : une attirance sentimentale puis sexuelle

Certaines personnes découvrent un jour qu’elles éprouvent une forte attirance sentimentale, amoureuse et sexuelle, de préférence ou exclusivement pour les personnes de leur sexe et passent à l’acte : on dit qu’elles sont « homosexuelles ».
Le processus se déroule globalement ainsi :
homo-affectivité –> homo-sentimentalité –> homo-sensualité –> homo-sexualité
Toutefois, comme l’hétérosexualité, l’homosexualité ne se réduit pas à un simple comportement sexuel mais elle implique un ensemble d’attitudes, de valeurs et de préférences dont la seule véritable justification se trouve dans les rapports affectifs et sentimentaux.
Le psychiatre américain J. Marmor suggérait la définition suivante, qui semble assez appropriée :
Peut être considérée comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte :
  • manifeste une préférence pour des personnes de son propre sexe
  • est érotiquement (sexuellement) attirée par ces personnes
  • a habituellement (mais pas nécessairement) des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes

L’échelle de Kinsey

Dans les années 1940, le Dr Alfred Kinsey [2] et toute une équipe de chercheurs entreprirent une très vaste enquête sur la sexualité en Amérique du Nord, avec des questions abordant la sexualité de façon franche, directe et efficace, puisque ces chercheurs purent ainsi établir la fameuse « Echelle de Kinsey ». Bien que l’enquête de Kinsey fut ensuite contestée à cause de sa manière d’échantillonner la population interrogée, cette échelle est encore valable de nos jours puisqu’elle a été confirmée par de nombreuses autres études.
Il s’agissait d’une échelle sur laquelle se répartissent les individus : à l’une des extrémités ceux et celles qui sont exclusivement homosexuels ; à l’autre extrémité, ceux et celles qui sont exclusivement hétérosexuels. Et entre ces deux extrémités prendraient place ceux et celles qui sont un peu homosexuels et un peu hétérosexuels, donc bisexuels selon des proportions diverses.
D’où la graduation suivante :
<–1———-2———-3———-4———-5———-6———-7–>
hétérosexualité bi-sexualité homosexualité
1 – Entièrement hétérosexuel(le)
2 – Prédominance hétérosexuelle, occasionnellement homosexuel(le)
3 – Prédominance hétérosexuelle, avec un «passé» homosexuel bien distinct
4 – Hétérosexuel(le) et homosexuel(le), d’une manière égale
5 – Prédominance homosexuelle, avec un «passé» hétérosexuel bien distinct
6 – Prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel(le)
7 – Entièrement homosexuel(le)
D’après cette échelle de Kinsey, l’on peut avec raison introduire l’idée qu’il convient mieux de parler des hétérosexualités et des homosexualités au pluriel, sachant également qu’ils ne se résument pas à la seule sexualité, mais aussi à des affects, des sensibilités, des créativités particulières.
« En plus d’une hétérosexualité manifeste, une quantité très importante d’homosexualité latente ou inconsciente peut être trouvée chez des gens normaux » (Freud)
Fliess développa l’idée que la bisexualité biologique se prolonge chez l’être humain en une bisexualité psychique de base, et que l’enjeu du développement psychique sera le bon fonctionnement ou non du refoulement des caractères de l’autre sexe.
Le terme « homosexuel » est assez récent et date de la fin du 19ème siècle [3]. De nos jours, l’habitude que nous avons prise de l’employer nous incite à trouver naturelle la distinction des personnes en deux groupes, en fonction de leur sexualité : celles qui ont des rapports avec des personnes du même sexe, et celles qui en ont avec des personnes de l’autre sexe. Ainsi, l’on dira « Regarde, c’est Fabien qui arrive, tu sais ce jeune homosexuel dont je t’avais parlé hier… ».

Dans l’Antiquité

Mais cette distinction était inconnue dans l’Antiquité où les individus étaient parfois spontanément bisexuels, avec des préférences individuelles plus ou moins prononcées. Ils se différenciaient sur d’autres critères que la sexualité.
Il n’est pas question ici de faire l’apologie de l’homosexualité, mais de décrire ici d’une manière simple son histoire depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.
L’histoire nous rapporte qu’Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C. – Roi de Macédoine) eut pour compagnes des centaines de femmes, et seulement deux hommes, mais qu’il n’a été amoureux, passionnément et pour longtemps, que d’un seul de ces deux hommes. Cicéron (106 – 43 av. J.-C. – avocat, homme politique et orateur romain) avait une femme, mais lui préférait les charmes de son jeune esclave, qui était son secrétaire favori ! Néron (37-68 ap. J.-C., empereur romain), fit châtrer l’un de ses esclaves avant de le prendre publiquement pour épouse.
Le poète romain Catulle (1er siècle av. J.-C.), épris du beau Juventius, écrivait : « Si sur tes yeux doux comme le miel, Juventius, on me laissait mettre sans relâche mes baisers, j’en mettrais jusqu’à trois cent mille sans me sentir jamais rassasié. »
En Egypte, les pharaons disposaient d’un harem de beaux jeunes hommes. Au Japon, les samouraïs ne cachaient pas leurs relations homosexuelles.
Une erreur courante consiste dans le fait que la Grèce antique soit souvent assimilée au berceau et au paradis de l’homosexualité. D’ailleurs, les structures sociales et les lois en vigueur à Athènes réprouvaient ce que nous appelons aujourd’hui « l’homosexualité ». L’amour entre hommes était considéré comme avilissant et indigne. Entre adultes, les relations homosexuelles étaient inconcevables, et les efféminés (pathici) étaient l’objet de railleries et de mépris.
Par contre, ce qui était autorisé, et même encouragé, c’était la relation entre un homme mûr et un adolescent, ce que nous appelons de nos jours la « pédérastie », et qui est actuellement formellement condamnée avec raison par la loi. Erigé au rang d’institution, le rapport entre l’amant adulte – l’érastre, un homme qui ne dépassait jamais quarante ans -, et l’aimé mineur, – l’éromène, un jeune à peine pubère -, constituait pour ce dernier un rite de passage à l’âge viril. Même si les liaisons n’étaient parfois pas dénuées de passion, elles avaient surtout valeur éducative… : l’homme mûr prenait sous son aile un adolescent et le formait à la vie sociale et politique, tout en entretenant des rapports sexuels avec lui [4], sans que la notion de plaisir prenne le dessus sur les autres valeurs formatrices de la relation. Le mineur était pris en charge par le majeur dès ses 12 ans, jusqu’à l’apparition de la première barbe, vers l’âge de 18 ans.
Les philosophes grecs Platon (427-347 av. J.-C.) et Socrate (470-399 av. J.-C.), le général et consul romain Jules César (100-44 av. J.-C.), surnommé « l’homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes », l’empereur chinois Wu (140-87 av. J.-C.) étaient considérés comme homosexuels. En France, Henri III, Roi de France (1551-1589), était très critiqué pour ses goûts efféminés et les faveurs qu’il accordait à ses « mignons ». Le compositeur russe Tchaïkovski (1840-1893) se suicida vraisemblablement à cause du problème posé par son homosexualité. Rimbaud et Verlaine, Aragon, Colette, Proust, Genet, Jean Cocteau et Jean Marais, Gide et Pasolini, Michel-Ange, Léonard de Vinci étaient homosexuels.
Dans son « Livre Blanc », paru anonymement en 1928, Jean Cocteau justifie ses penchants :
« Au plus loin que je remonte et même à l’âge où l’esprit n’influence pas encore les sens, je trouve des traces de mon amour des garçons. J’ai toujours aimé le sexe fort, que je trouve légitime d’appeler le beau sexe. Mes malheurs sont venus d’une société qui condamne le rare comme un crime et nous oblige à réformer nos penchants. »
Michel-Ange, enflammé par la passion amoureuse, était fasciné par la beauté du corps des hommes jeunes, mais aussi par la beauté du divin. Il écrivit ceci en 1532 :
« Hélas ! Hélas ! Quand je repense au temps passé, je ne trouve pas un seul jour qui ait été à moi. Les faux espoirs, les vains désirs, – maintenant je le reconnais – m’ont tenu en péril, loin de la vérité, pleurant, aimant, brûlant et soupirant, car aucune passion mortelle ne me fut étrangère. Le temps fugitif m’a enfin manqué, mais s’il se prolongeait, je ne serais pas encore las. » [5]
Pour Serge Gainsbourg, l’un de ses plus beaux souvenirs «d’amour», dit-il, lui est venu d’un garçon ; et de confier, à brûle pourpoint :
« J’ai eu des périodes d’homosexualité. Dans ma vie, ma plus belle déclaration d’amour est venue d’un homme. J’avais trente ans, je commençais dans un cabaret de m…. Pendant un mois, un garçon est venu. Il me fixait. Un beau garçon. C’était assez éprouvant. Un jour il m’a parlé : « Est-ce qu’on peut faire quelques pas ensemble ? » J’ai dit oui. Et là, en marchant, il m’a fait une déclaration d’amour. La plus belle que j’ai jamais entendue. Sublime, et le mot est encore trop faible. Il avait tout compris en moi. Je l’ai emmené, on a fait l’amour. »[6]
[1] fif : terme péjoratif utilisé pour désigner les homosexuels au Québec.
[2] http://homoedu.free.fr
[3] Le terme « homosexualité » a été forgé par un médecin hongrois, le Dr Benkert, en 1869. Homo, en grec, signifie « le même », « semblable », tandis qu’hétéro signifie « différent », « dissemblable ».
[4] Avec pénétration de l’adolescent
[5] in « Michel-Ange, le tourment et la gloire » – Simone Hills – Editions du Sarment – 1997
[6] in : B.A.B.A. Homosexualité – Ph. Randa – Ed. Pardès – p. 76

2 ans en propédeutique « NON!», Session d’été « OUI ! »

Le nouveau conseil du Campus Henry Christophe s’est engagé dans une série de séances de réunions avec les déférentes composantes du campus, ce vendredi 5 juin était le tour des étudiants en propédeutique.

Aussi populaire soit-elle, la première proposition des étudiants en propédeutique ne tient pourtant pas debout devant le conseil de gestion. “À l’impossible, nul est tenu” dit le vieux dicton français, mais dans l’impossibilité, il y a une possibilité consensuelle dans une situation exceptionnelle. C’est à peu près une chose de ce genre qu’ont voulu montrer les étudiants de la propédeutique.

Depuis lundi dernier jusqu’au Jour-J, les délégués de la propédeutique ont organisé certaines réunions entre eux afin de trouver une solution. Ils ont pris contact avec la majorité des étudiants en propédeutique voire en Licence. Cette démarche était décisive pour ces élus, puisqu’ils voulaient l’appui total de la masse dans la réunion organisée et c’était vraiment le cas.

Les délégués ont compris qu’il était nécessaire de bien argumenter pour faire comprendre au membre du Conseil de Gestion leur inquiétude avant même de faire une proposition. « Nous ne pouvons pas rester deux ans en propédeutique », plaint une délégué originaire du département des Nippes. Les étudiants veulent faire des sacrifices pour combler les vides, mais dans un temps limité. Ils ont appuyé les délégués qui ont proposé une « Session d’été » afin qu’ils puissent entrer en Licence avant l’année 2016, la deuxième suggestion. C’est une proposition qui est aussi bien accueillie par les membres du conseil, mais ils ne voulaient pas donner tout de suite une réponse  favorable. Ces hauts cadres du campus voient la nécessité d’entretenir avec les professeurs sur leurs disponibilités, avant de se prononcer sur cette fameuse proposition.

Maintenant, nous pouvons espérer une réponse favorable de la part des professeurs avant le début des examens. Ainsi, le conseil aurait le temps de publier un calendrier spécialement pour la propédeutique. Que les profs  comprennent et accompagnent les étudiants dans ces moments considérés comme  étant difficiles ! D’aucuns le souhaitent.

                                                                               Auteur : Jean Rico Paul

                                                                              Email : jeanricopaul@gmail.com

lundi 1 juin 2015

Syto Cavé, un poète né

D’illustres écrivains et poètes comme Alfred de Vigny, Victor Hugo et Alphonse de Lamartine ont fait les beaux jours de la littérature française, Shakespeare William pour la littérature anglaise, Cervantès pour celle de l’Espagne.


Nous en Haïti, dans nos 27.750 km2, petit soit-il, notre littérature a été arrosée par des hommes de lettres tels que Oswald Durand, auteur du texte choucoune, Othello Bayard (Haïti chérie) Emile Roumer (Marabout de mon cœur),entre autres, se trouve Syto Cavé, brillant poète ,qui sera l’invité d’honneur pour la 21e édition de Livres en folie qui se tiendra au parc historique de la canne à sucre, 4 et 5 juin l’unique rendez-vous.

Jérémie, la cité des poètes, sans l’ombre d’un doute, entre un paysage verdoyant, des montagnes parfaitement érigées, le bruit des vagues, les douces mélodies des rossignols, sur ce coin de terre est né le fameux parolier Syto Cave, le 7 Août 1944.Il a entrepris de sérieuses études au petit séminaire Collège Saint Martial, ensuite au Lycée Pétion, avant d’entrer au conservatoire d’Arts dramatiques à Port-au-Prince pour des études supérieures. Avec des amis et collaborateurs comme Charles Alexandre Abellard, François Latom, il (Syto Cave) fonda une société sous le nom de Messagers de l’art.

Le père de Alan Cave a laissé des œuvres de théâtres titrées Mémoires d’un balai, 1971, mise en scène par Hervé Denis, en langue française et Kavalye Polka, 1984, celle-ci en créole. Il nous laisse des textes imprimés d’inspiration à notre plus vive délectation, parmi lesquels on peut citer le poème M’anvi, en voici un segment: " Pandan mwen kanpe la a m’anvi diw tout istwam, m’anvi sèmante, m’anvi sèman m’ rive jouk kotew rete, m’anvi tonè kraze m, m’anvi solèy boulem, m’anvi pye bwa sekwem, m’anvi syèl la tranble"

Sa verve captivante, sa manière de trier les mots justes pour s’exprimer, de s’asseoir dans le cœur de son public, d’éveiller même les émotions les plus profondes, sont des qualités qui suscitent une admiration particulière chez plus d’un pour le natif jéremien.



Djedly Francois Joseph
Tel: 31-26-02-67


vendredi 29 mai 2015

Les étudiants restent vigilants à la satisfaction de leurs revendications.

Université d’Etat d’Haïti
(UEH)
Campus Henry Christophe de Limonade
Commission des Etudiants  Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL 
 (CEESCD-CHCL)
 


Après la sortie de la circulaire 0001 du Conseil Provisoire de Gestion du CHC-UEHL publié le 25 mai 2015, le Conseil a publiée le mardi 26 mai 2015, un avis exigeant la reprise des cours le Lundi 1er juin 2015. Eu égard à cette décision, la CEESCD-CHCL avertit la communauté universitaire du campus en général et les étudiants en particulier, que, malgré cette réouverture apaisée, nous restons toujours attacher à nos revendications qui, selon nous, devraient être satisfaites pour que la réouverture soit possible.
Toutefois, la commission prend acte et comprend la gravité de cette crise qui mérite bien évidemment une restructuration en profondeur. C’est-à-dire, nous devons laisser le temps qu’il faut à ce nouveau conseil et de le faire gagner le bénéfice du doute pendant que nous resterons vigilants au respect et à l’échéance des solutions de nos revendications.   
Donc, la CEESCD  renouvelle ses engagements de lutter pour une sortie de crise durable du CHC-UEHL afin que nous trouvions la satisfaction intégrale de nos revendications.

Fait à Limonade, le 27 mai 2015


CEESCD-CHCL

Interview: "SOS etidyan",une musique consacrée aux problèmes des étudiants

Un groupe d’étudiants  du Campus Henry Christophe de l’UEH à Limonade (CHC-UEHL) crée un buzz actuellement avec une musique consacrée aux problèmes des étudiants de l’UEH en générale, et ceux du CHC-UEHL en particulier.
Ferdinand Fils Lambert, étudiant du CHC-UEHL

Sous l’initiative deux étudiants en science politique du CHC-UEHL, Ferdinand Fils Lambert et Edson Toussaint, vingt (20) étudiants ont uni leurs voix pour chanter les problèmes des étudiants de l’UEH. Dans une chanson d’un peu plus de  cinq (5) minutes, publiée sur internet lundi dernier, on peut admirer les performances vocales des étudiants du Campus Henry Christophe. En plus d’être divertissante, leur musique est une bonne action. Elle défend l’intérêt des étudiants en général.

Ferdinand Fils Lambert joint par téléphone, nous confie une interview en exclusivité.

Question: M. Ferdinand, pourquoi une chanson ?

Ferdinand: Pour faire simple on peut dire qu'à défaut de nous faire entendre par la force, on utilise l'art. Donc cette chanson parce que tout mélomane que l'haïtien est, notre but sera atteint, c'est-à-dire faire appel à la conscience de tout un chacun vis-à-vis aux problèmes auxquels sont confrontées nos universités, spécialement le CHCL. Problèmes, dont leur méconnaissance de la population, font souvent de nous autres étudiants les brebis galleuses du troupeau.

Question: D’ou vient cette idée de poser les problèmes de l’UEH à travers une chanson?

Ferdinand: Plusieurs angles sont à considérer dans cette question. Premièrement, cela a rapport avec la société civile qui méconnait nos difficultés au sein de l’Université d'Etat d'Haïti. Deuxième et spécifiquement, elle résulte de nos dialogues et inquiétudes partagées particulièrement Hight level prod, de nos amis, Leticiens,Edson Toussaint et moi (Lambert Ferdinand Fils) initiés il y a de cela plus de 4 mois. Et vous savez comme l'on dit souvent  du choc des idées jaillit la lumière, cela nous semblait une idée géniale, vu que le Campus regorge de talent. Nous nous sommes dit autant faire d'une pierre deux coups. Faire passer nos messages et mettre en avant le Campus via ces jeunes talentueux. Et là, commença nos séances de réunion et de recrutement de talent auprès des étudiants (en général, peu importe leur niveau) jusqu'à l'aboutissement de ce projet.

Question: Le texte est vraiment touchant et profond, comment a t-il été écrit?

Ferdinand: Nous avons débuté avec l'idée première, qui est de produire une chanson touchante. En tant que producteur et beatmaker, j'ai travaillé sur la partie instrumentale (beat), par la suite nous avons essayé de cerner un terme sur cet instrumental après l’avoir eu. Puis, nous nous sommes mis en quête d'un refrain. Refrain que j'ai écrit et mis en musique par James Espérance et Anderson Claude respectivement étudiant en aménagement du territoire et beaux-arts. Après qu'on ait trouvé le refrain et la mélodie, nous nous sommes réunis (artistes invités et producteur) pour échanger nos idées. Des sujets pertinents à débattre, et départager le rôle de chaque artiste, le nombre de mesure que qu'ils auront à chanter. En bref le texte n'est pas l'œuvre d'une seule personne, chacun y a mis le sien. Par ailleurs le travail formidable de Claude Anderson, à savoir la construction du texte est à notifier. Je dois souligner que nous devons aussi apprécier à sa juste valeur, le travail colossal du staff de Baw Music Recording. L’arrangement du texte ne serait pas sans Hassan Sylvestre et le mixage de la musique en général par Stanley Chéry. Je vous remercie tous !

Question : Les chanteurs semblent être des habitués du monde musical, est-ce vraiment le cas ?

Ferdinand: Non, pas tout à fait. D’où la richesse de la musique, c'est comme une boîte de crayon de couleur, tous des crayons mais de couleurs différentes. Il en est de même pour nos chanteurs. Prenons en exemple Anderson qui est un habitué, d'ailleurs pour preuve il a fait parler de lui en de bon terme lors de la dernière édition du concours de Digicel stars; ou encore Léandre Shedelyne, Chanteuse professionnelle; Kerlande Altidor et Marie Steve Jesula habituées de chorale; Alainx Dessources (G.Lainx) et Sainsoivil Richard (Snake B) respectivement rappeur de Tripperz Click et de Northside, deux groupes ténor dans le monde du rap à Cap-Haïtien, etc. pourtant il y a aussi parmi les chanteurs, pour eux , c’est une première expérience. Cela sous-entend que la chanson a été travaillée tant par des pro que par  des amateurs. Et je le répète, c'est de là  vient le charme de ce morceau. L’essentiel était de faire passer ce qu'on avait à exprimer.

Le groupe a d’autres projets de ce genre ?

Ferdinand : Oui, on en a. D’ailleurs, après la vidéo clip, on pense enregistrer « le Sos Etidyan Remix » avec d’autres facultés de l’UEH qui apprécient le projet. En plus, elles nous l’ont demandé.

Rédacteur : Jean Rico Paul

mercredi 27 mai 2015

Chose inédite, des étudiants chantent les problèmes...


Chose inédite. Il s'agit sans doute de la premières chanson consacrée aux problèmes confrontés par les étudiants l'UEH

"Cette musique est rendue possible grâce aux multiples sacrifices consenti par les étudiants du CHCL Campus Henri Christophe de Limonade ( UEH). Elle charrie du mieux qu'elle peut les problèmes majeurs des étudiants des différentes entités de l'UEH. Aussi, fait-elle appel à la conscience de tout un chacun quant à l'avenir et devenir de nous autres, jeunes étudiants. Bref, elle se veut la voix de milliers d'étudiants qui souffrent à cause du mauvais fonctionnement de nos universités. Ecoutez et partagez cette musique chers amis et compatriotes, en signe de solidarité aux étudiants, avenir de la nation !!!", a écrit Ferdinand Fils Lambert, Etudiant du CHC-UEHL, sur un forum Facebook du Campus.


lundi 25 mai 2015

Rapport de la rencontre entre le nouveau conseil de gestion et la CEESCD-CHCL

Université d’Etat d’Haïti
(UEH)
Campus Henry Christophe de Limonade
Commission des Etudiants  Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL 
 (CEESCD-CHCL)
 


Rapport de la rencontre entre le nouveau conseil de gestion et la CEESCD-CHCL
Suite à l’installation du nouveau Conseil Provisoire de Gestion du CHC-UEHL le mercredi 20 mai 2015, un calendrier de rencontre avec les différentes composantes du CHC a été élaboré par les membres dudit conseil. Le vendredi 22 mai 2015 à compter de 02 heures PM en la salle D-104, une rencontre s’est tenue entre le nouveau Conseil Provisoire de Gestion, des membres de la commission ad hoc du rectorat, la CEESCD-CHCL et un bon nombre d’étudiants du campus. Il était environ 02 heures 10 quand le Président du Conseil en l’occurrence M. Audalbert Bien-Aimé a débuté la rencontre. L’ordre du jour était  le suivant :
1.      Propos d’introduction
2.      Choix d’un rapporteur 
3.      Présentation des participants
4.      Dossiers urgents
5.      Paroles aux étudiants
6.      Reprise de la première session
7.      Question d’Intérêt général
Propos d’introduction
Dans ses propos d’introduction, M. Audalbert Bien-Aimé a pu prononcer sur des préoccupations comme :
·         Reprise des activités académiques ;
·         Révision des cursus ;
·         Le développement de la construction du campus.
Il a mentionné que ce nouveau conseil a pour mission de renforcer  non seulement les structures mais aussi les professeurs et les équipements  du CHC-UEHL. Il a ajouté que ce nouveau conseil a pour objectif de donner une formation adéquate, de standard international au campus.
Dossiers urgents :
Le Président du Conseil a désigné M. Wilson Dorlus pour communiquer aux étudiants les avancées effectuées sur les revendications des étudiants. Ainsi, celui-ci a confié :
ü  Laboratoire Informatique 
Disponible dans la salle B-305, il manque seulement quelques logiciels à installer.
ü  Tables de dessin
65 tables sont disponibles.
ü  Autres laboratoires 
Des matériels seront disponibles mais pas la totalité, suite à un inventaire. Les laboratoires seront prêts dans deux à trois mois si tout se passe comme prévu.
ü  Ferme 
 L’administration s’engage à clôturer  le terrain, les  commandes de poteaux ont déjà été adressées. La ferme sera disponible dans un mois si tout se passe comme prévu.
ü  Cursus 
Il doit y avoir une réflexion entre le Rectorat et les responsables de filières  sur le contenu  des documents de cursus avant d’arriver dans la phase de validation automatique et de publication. Il faut souligner que la notion de cursus est une affaire d’expertise externe a ajouté M. Maxwell Belle-Fleur.
ü  Salle dissection 
La filière Médecine fait l’objet d’une considération spéciale a indiqué le secrétaire général de l’UEH. Pour la salle de dissection rien n’est encore défini. Toutefois des discussions vont être entamées avec le Doyen de la Faculté de Médecine et de Pharmacie (FMP) en termes d’alternative car il n’y a pas de moyen pour faire une salle de dissection automatiquement. Donc, des partenariats vont être développés avec d’autres centres hospitaliers.
N.B :  M. Dorlus a indiqué qu’il faut  y avoir un travail d’expertise non seulement sur la question de dissection mais encore sur la filière en général.
ü  Bibliothèque
Il y a un projet de construction d’une autre bibliothèque pour le campus.
ü  Dortoir 
Pour le projet de dortoir, les plans d’exécution sont déjà réalisés et sont en possession du  conseil de gestion.
Parole aux étudiants
Après l’exposé de M. Dorlus sur les avancées des revendications du cahier de doléances des étudiants, la parole est donnée à ces derniers afin de donner leurs impressions. Les étudiants n’ont pas caché leurs inquiétudes sur certains points de leurs revendications :
ü  Etant une condition minimale, l’équipement des laboratoires doit se faire d’abord pour que la reprise des activités académiques soit possible, ont mentionné certains étudiants. Le président a répondu à cet effet qu’il y a non seulement un problème de matériels mais aussi un problème de formation des professeurs de laboratoire. En conséquence, on pourrait envisager des mesures de  formations de certains professeurs de laboratoire.
ü  En ce qui a trait à la salle de dissection, l’inquiétude des étudiants continue à augmenter puisqu’il s’agit de discussions qui vont être entamées avec les responsables de la FMP d’une part et pas de moyen pour en construire une automatiquement (selon un membre du conseil) d’autre part. Ainsi, ont-ils demandé au nouveau conseil de les apporter des explications plus concrètes par rapport à ce flou. Pour n’être pas claire, un étudiant a demandé : « Qu’est-ce que ça veut dire qu’il faut un travail d’expertise sur la faculté de médecine en général ? ». « Cette filière demande un regard particulier. On est en train de réfléchir sur la mise en place des commissions d’expert pour assurer une formation adéquate des étudiants de la filière. » répond M. Dorlus. Réponse totalement insatisfaisante pour les étudiants.
ü  Sur la question de la ferme agricole, les étudiants craignent qu’elle soit disponible dans un mois en raison des différents travaux à effectuer et la lenteur dans l’administration publique en Haïti (le nouveau conseil ne peut pas effectuer de décaissements faute de droit de signature). Le Président a déclaré qu’il doit y avoir la présence des professeurs de Travaux Pratiques Agricoles pour accompagner les étudiants à suivre les travaux d’exécution de la ferme, ceci pourrait être valable pour les étudiants de Génie général  (plans, fouille, etc.).
ü  En ce qui concerne les cursus, les étudiants ont insisté sur leur validation et leur publication. Mme Jeanninni a expliqué que cette question est à la fois interne et externe. «La notion de cursus est une affaire d’expertise. » : a déclaré  M. Belle-Fleur. C’est à partir de ce moment que la majorité des étudiants se montraient exaspérer,  car si même la question de cursus est une affaire d’expertise et l’on connait bien l’expertise en Haïti traine toujours en longueur,  alors quand le CHC-UEHL sera-t-il doté d’une formation adéquate de standard international comme l’avait déclaré le président du conseil ? On va utiliser les documents qu’ont préparés les responsables de filière pour analyse, a ajouté Mme Jeanninni.
ü  Les étudiants ont souligné qu’un laboratoire d’informatique ne peut pas se résumer en une salle d’ordinateurs et poursuivent pour réclamer un responsable de filière étant donné la démission du responsable de cette filière. Sur ce point, M. Hérissé Guirand a fait savoir que le laboratoire informatique ne manque que quelques logiciels à acheter. Et le président a rassuré qu’un atelier de travail sera tenu cette semaine sur le dossier de cette filière.
ü  La disponibilité de 65 tables de dessins n’est pas une avancée dans le cadre des revendications, car  ces tables ont été déjà construites depuis avant l’interruption des activités au campus, a fait remarquer les étudiants. Il doit y avoir la disponibilité d’une salle de dessin bien équipée.
ü  Les problèmes de laboratoires pour la faculté des Sciences de l’Education sont à annexer avec ceux de la Médecine et de l’Agronomie.
Reprise des cours de la première session.
Le président du conseil a fait état d’une proposition des responsables de filières sur la reprise des activités académiques. Ils ont proposé de terminer avec les cours de la première session et planifier les examens de fin de session à la fin du mois de juin et au début du mois de juillet. Parallèlement, on travaille sur la question de cursus a-t-il dit.
« Est-ce qu’on va sauver la session ou l’année ? » : a demandé un étudiant. Le conseil n’a pas actuellement de réponse à cette question mais elle viendra selon un membre dudit conseil.
Question d’intérêt général et  conclusion
En fin de rencontre, le Président eut à placer ses derniers mots.  Et juste avant, il était donné aux étudiants de placer les leurs. Par rapport à toute cette gamme d’insatisfaction que révèlent les avancées prononcées par M. Dorlus, nous les étudiants, avons conclu de cette manière : puisque nous avons un ensemble de revendications à satisfaire, le nouveau conseil devait venir avec des avancées pratiques pour permettre à tous les étudiants d’avoir un minimum de satisfaction et de confiance. Nous avions des raisons qui nous ont poussés à entrer en grève, il nous faut aussi bien des raisons valables pour rentrer en classe.
Pour conclure, le Président estime qu’on est sur une bonne voie pour la sortie de crise, c’est le dialogue constant. Il poursuit pour faire savoir qu’il va y avoir des  changements dans le mode de gestion du campus, des mesures pour redresser l’administration, des  accords en vue d’avoir une  mobilité des étudiants pour des TP de certaines filières.
Le président termine en souhaitant que les étudiants retournent en salle de classe et qu’il y ait une commission de suivi pour pouvoir travailler ensemble et voir dans quelle mesure qu’on pourrait rattraper  les cours perdus.

N.B : Le conseil compte sortir une note ce mardi.
La CEESCD-CHCL attend avec impatience cette note à partir de laquelle elle pourra réagir en conséquence.
Fait à Limonade, le Vendredi 22 mai 2015


CEESCD-CHCL

vendredi 22 mai 2015

Tourisme : Haïti est classée en 133e position, selon WEF

Le Worl Economic Forum a publié son rapport sur la compétitivité du secteur touristique à travers le monde. Dans une étude publiée le 6 mai et intitulée « Travel & tourism competitiveness raport 2015 », l’organisation internationale indépendante mesure la compétitivité dans le domaine du tourisme et voyage de 141 pays à travers le monde, dont Haïti. Notre pays est classé en 133e position.

Cliquez-ici pour télécharger le rapport

jeudi 21 mai 2015

Rectification : La réouverture est un souhait du directeur de L’administration du CHC-UEHL, mais non une annonce

Suite à de nombreux appels faisant savoir l’incohérence de ce que nous avons rapporté comme informations sur la réouverture du Campus. Nous devons rectifier certains « propos » mal-rapportés par nous-mêmes. Concernant les propos de l’administrateur du campus, nous devons rectifier que c’était un souhait. Cela sous entend que la réouverture n’était pas vraiment annoncé par ce dernier. Nous  prenons des mesures plus adéquates pour recueillir des informations. Nous sommes vraiment navrés de ces erreurs tant regrettés.

dimanche 17 mai 2015

Avis de recrutement

Avis de recrutement de bénévoles

Dans l’objectif de mieux servir la communauté  du Campus Henry Christophe de l’UEH à Limonade (CHC-UEHL), le Journal décide de recruter des étudiants qui veulent présenter des rubriques sur des thèmes choisis par ces derniers. C’est un moyen aussi d’apprendre d’avantage dans votre domaine.

Quel sera votre travail?

Vos  professeurs ont l’habitude de vous donner des devoirs à faire, et  vous effectuez des recherches sur le sujet, puis vous rédiger des textes sous forme de dissertation. Cela va de même pour exposer votre rubrique. Vous pouvez procéder de la même manière. Ainsi, vous pouvez partager votre connaissance et aiguiser votre savoir. Prenons cet exemple : « J’ai choisi comme rubrique ‘’Psychologie ‘’, chaque 8 jours je vais présenter des textes avec  de différents titres. Aujourd’hui, je peux parler de la « dépression », dans 8 jours ou dans 15 jours, je présenterai un autre texte sur « le complexe d’Œdipe » ou sur « la peur ». » En somme cela doit se rapporter sur le sujet central.


Comment s’inscrire comme candidat ?

Il est vrai que vous êtes plusieurs qui sont intéressés à ce projet. Mais, on doit limiter le nombre de rubriques. Pour poser votre candidature, cela peut se faire de deux manières :


    1)    Individuellement : Vous devez nous envoyer un Projet-Rubrique muni d’une courte biographie tout en indiquant votre statut d’étudiant du CHC-EUHL (je suis étudiant en…, je fais partie de  tel groupe, le numéro de salle) à l’adresse électronique suivante : lejournaldechcl@gmail.com . N’oubliez pas que vous êtes libre de choisir votre rubrique.
Critères requises :                  

  a) Etre étudiant du CHC-UEHL              

  b) Bon lecteur

  c)  Etre discipliné                  

  d)  Avoir la capacité de retransmettre par écrit                   

  e) Avoir Access à l’internet

     2)  En groupe : Vous devez nous envoyer un Projet-Rubrique, muni d’une courte présentation du  groupe, tout en indiquant le statut d’étudiant du CHC-EUHL (je suis étudiant en…, je fais partie de  tel groupe, le numéro de salle) de chaque membres de ce groupe, à l’adresse électronique suivante : lejournaldechcl@gmail.com.
N.B. : vous êtes libre de choisir votre rubrique.

Critères requises :                    

 a)Tous les membres du groupe doivent être des étudiants du CHC-UHHL                     

 b)  Avoir l’habitude de réunir                   

 c) Bons lecteurs                     

 d) Capacité de synthèse                    

 e) Avoir Access à l’internet


 Vous avez des questions et des suggestions, écrivez nous :Par email : lejournaldechcl@gmail.comWhatsapp : +509 32 97 38 24