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samedi 21 janvier 2017

RUTSCHELLE GUILLAUME; ENTRE MUSIQUE, CRISE DES VALEURS SOCIALES ET L' ACCEPTATION DE NOUVELLES VALEURS.

Le corps social est formé des individus, non pas comme agrégat homogène, mais en qualité de sujets pensants contribuant chacun à de niveau spécifique .

Si ouvertement les gens formant la structure sociale ne s' entendent pas sur cette contribution diversifiée, ils se sentent, pourtant,  liés à un ensemble de valeurs. Toute société se fonde sur des normes.

Pourvu que ces valeurs partagent la stricte particularité d'être collectives, il revient, de droit et de fait, à tous citoyens formant la structure sociale, le regard réciproque  attentif, vigilant et conservateur. En vertu de cette nécessité, l' action des groupes ou des individus capables d' influencer ces valeurs doit faire objet de réfléxion.

Rutschelle GUILLAUME est l'une des stars les plus notoires du milieu musical haïtien. Elle est devenue ce qu'elle représente, grâce à l' organisation du concours des talents" Digicel stars", mais plus à l' aide de Fantom, sans quoi ,elle serait, malgré sa potentialité,restée ignorée, inconnue par le peuple d' Haïti et du monde.

Cette chanteuse au talent extraordinaire impacte les valeurs sociales, traditionnelles et morales de la société, plus que nul autre citoyen ordinaire n' a fait. Les dires, l' agir d' une personalité publique ont plus d'impact que ceux d'une multitude de  gens ordinaires.

Vous arrive-t-il de vous interroger sur le nombre de jeunes dont  le modèle est Rutschelle Guillaume ?

Combien de fois vous demandez- vous sur quelles generations s' étendront les actes posés par cette star actuellement?

Ces interrogations invitent à réfléchir. L' artiste a l' une des facultés que ne détiennent pas tous les chanteurs. Elle a la capacité de transmettre ses émotions, sentiments et passion aux gens qui l' écoutent.

Paradoxalement cette faculté mal maîtrisée, dans certains cas, devient une menace sociale. Si Izolan et Tony mix sont ,de leurs côtés , responsables de la dégénérescence des cas de délinquance juvénile dans la société haïtienne, Rutschelle , à d' autre sphère, est la dernière goutte d'eau qui, éventuellement, renversera la vase.

Nous adoptons la démocratie qui a comme conséquence logique que l' individu a droit de disposer de son corps, ce qui implicitement relève de la liberté individuelle. Mais, il se trouve que le système sur lequel la société se fonde, peut, dans le cadre de cette liberté, s' effondrer suite à un acte posé par tel type d' acteur.

Dans l' espace d' un temps restreint, la star a connu des aventures amoureuses en nombre considérable. Sur le champ musical haïtien son comportement a provoqué des remours décevants en mettant Roody Rudeboy et Trouble boy dans des situations inconfortable et avilissantes.

Par ce que cette capacité de séduction n' est pas maîtrisée, elle était à conquérir, suite à cette histoire avec Roody, d' autres cœurs affamés.

Ainsi une fois ces relations brisées pour des causes inédites, nous sommes étonnement tombés sur notre Rutschelle en train de contracter une relation avec Ti Micky, qui a l' odeur du *cougardisme*. Nous sommes, pour ne pas nous laisser prendre pour des dupes, en  droit de nous demander: Est-ce que les hommes qu' elle passe officiellement ne sont pas moins nombreux que ceux qui le sont officieusement ?

Lorsque nous comprenons qu' elle est le miroir à travers lequel bon nombre de jeunes se voient, nous nous inquiétons de la  possibilité de voir perdurer l' ensemble de nos valeurs sociales.

Ce serait contre nature d' exiger à Guillaume ce que représente Emeline Michèle pour la société haïtienne, car elle a sa façon propre. Déjà, de telles attitudes commencent par avoir de mauvais précédents. Au niveau social, avec les tracs d' Izolan les crimes sont encore plus fréquents et nombreux, avec Tony  Mix nos femmes haïtiennes sont de moins en moins valorisées. Et au niveau  politique avec Rutschelle, c' est le *Ratisme politique*,  le *caméléonisme*.

Nous sommes d' autant plus inquiets d' accepter à contre cœur et sous des formes différentes, l' homosexualité dans le pays, au cas où de telles insatisfactions engendreraient la vilaine attirance pour des personnes de même sexe aux yeux de cette jeunesse naïve.

En fait , nous sommes loin de critiquer négativement  nos artistes, car ils sont, par dessus tout, porteurs de notre drapeau, mais, nous croyons que notre travail se veut un service au besoin de l' urgence.

Marc- Lee SAIMPREUX
Email: saimpreuxmarclee@gmail.com

mercredi 18 janvier 2017

HAÏTI: L'IDENTITÉ NATIONALE AU SECOURS DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE


LA GIFLE QUE L'ON N'OSE PAS REMETTRE 
L'épisode Guy Philippe introduit dans les débats la question de la souveraineté nationale. Les observateurs avertis comprennent qu'Haïti a beau recevoir une gifle; mais qu'on ne peut pas s'aventurer dans un bras de fer diplomatique avec l'Oncle Sam. Car en tant qu'Etat nous dépendons trop de l'étranger; pour le budget, pour les élections, pour la fausse stabilisation, etc. Nos citoyens dépendent trop de visas étrangers et de transfers. Nos élus dépendent trop de visas étrangers. Du coup, révoquer le traité Albright donnant prétexte à l'arrestation et l'extradition de citoyens haïtiens accusés - à tort ou à raison- de traffic de stupéfiants est un risque énorme pour les visas des parlementaires dont les familles vivent presque toutes dans notre paradis imaginaire. Et on redoute une simple punition comme le bloquage des transfers sur Haïti qui pourrait nous mettre à genoux.

NOUS NE SOMMES PAS D'ICI 
Les raisons de cette faiblesse sont multiples: culturelles, structurelles, économiques, sociales, historiques; entre autres. En substance, nous ne rendons pas notre pays vivable pour ses enfants. Nous avons plutôt d'autres pays d'adoption. Nous ne créons pas de richesses, ne fournissons pas de services, ne garantissons pas les droits fondamentaux des citoyens, nous ne transmettons plus les valeurs nationales, nous ne faisons pas assez de production tout court, pas assez de production culturelle et ne valorisons, ni ne vulgarisons, ni ne protégeons le peu de production (culturelle entre autres) que nous avons. Au bout du compte, nous sommes sur la terre d'Haïti parce que nous ne pouvons pas la quitter. Sinon pas encore. Nous nous considérons intelligents à parler français plutôt qu'à parler créole. Nous lisons plus de littérature française que de littérature haïtienne. Notre éducation ne cadre pas avec notre quotidien, ne pose pas nos problèmes et n'y propose pas de solution. Au lieu de nous conscientiser pour être des agents de changement, elle met plus de barrières entre lettrés et illettrés, entre citadins et villageois. NOUS NOUS AMUSONS À NOUS RABAISSER POUR VALORISER L'ÉTRANGER. Nous n'avons plus d'ancrage ici. Nous n'avons plus rien à faire ici. Nous sommes AMÉRICAINS, CANADIENS, FRANÇAIS; mais rarement et péniblement haïtiens.

IDENTITÉ: L'ÂME D'UNE NATION 
Le cœur du problème haïtien est foncièrement identitaire. Construire une nation exige des sacrifices. Cependant on ne se sacrifie pas pour une nation à laquelle on ne s'identifie pas. Construire une nation passe d'abord par la mentalité et par extension l'opinion publique. Donc l'histoire, la presse, le civisme, la production culturelle, l'église, l'éducation sont d'une importance de premier rang, car forgeant sans cesse la conception, la CONSCIENCE de la société. Que ce soit clair: il n'y a pas moyen de transformer Haïti sans transformer la pensée de l'haïtien par rapport à ce pays. L'haïtien cherchera toujours un pays de rechange tant qu'il n'est pas convaincu que chez lui c'est ici. Quand il est convaincu que chez lui c'est ici, que c'est sa patrie, il fera de tout son possible pour "...travailler à sa grandeur et à sa prospérité." Et si c'est nécessaire il sera prêt à perdre son visa pour elle. Donc restaurer l'identité haïtienne, redonner de l'éclat à nos valeurs, est plus qu'une urgence. Il n'y a pas de demi-mesure: SEULE L'IDENTITÉ NATIONALE PEUT REDONNER VIE À LA SOUVERAINETÉ NATIONALE et ceci à quelque soit le prix. Sinon souveraineté chez nous continuera à être un vain mot.

Voilà la source de nos malheurs. Cela fait très longtemps que nous avons abandonné, pillé, maltraité, détruit notre pays. Parce que nous y sommes en transit. Il est temps de nous sédentariser, de REPRENDRE PLACE CHEZ NOUS, de planifier notre avenir, de faire des projets futuristes, de prendre nos responsabilités envers le pays, envers les enfants, envers les générations montantes.  Ce qui passe avant tout par le contrôle de la fabrique de la mentalité, l'opinion et l'identité. Alors et alors seulement, on sera prêt à mourir pour l'honneur de la patrie. Alors et alors seulement mourir pour la patrie aura un sens.


Junior MESAMOURS
Etudiant finissant en Sciences Po. au CHCL

mardi 1 novembre 2016

Nelcie, une étroile brillante ouanaminthaise

Elle s'appelle Nelcie Cenatus, la lauréate du concours d'admission 2016-2017 pour les Sciences Humaines et Sociales et l'aménagement du Campus Henry Christophe de Limonade (CHCL). Elle est devenue la fille du moment depuis la publication des résultats du concours.

Nelcie Cenatus.
Credit: Nelcie Cenatus

Agée de 19 ans,  Nelcie Cénatus, originaire de la ville de Ouanaminthe, est devenue l'une des figures de proues du campus à l'issu des résultats du concours d'admission de cette année. Timide et toujours souriante, cette fille invente ce moment de gloire en étant la lauréate de deux filières en même temps, Sciences Humaines et Sociales (SHS)  et aménagement.

Toujours la première
Parmi les 455 candidats en SHS  et les 180 en aménagement, la jeune Ouanaminthaise a su se surpasser pour occuper la première place dans ces deux catégories. D'ailleurs elle a horreur de la deuxième place. "J’ai toujours eu peur de ce titre, la deuxième place", a fait remarquer la nouvelle enfant prodige du CHCL dans un entretien accordé au journal ce lundi 31 octobre 2016.

"J'ai sauté de joie en apprenant la nouvelle", nous confie t-elle à propos de ses premières réactions. L'effet de la dose de la réussite est agréable, donc elle raconte comment elle se sent en disant "cette émotion est nouvelle". Non seulement c’est sa première participation à un concours, mais aussi celui-ci est de grande envergure. Alors il y a de quoi à être fier ! 

A qui dois-tu ce succès?

A cette question, elle répond sans ambages. En tout premier  lieu, elle remercie Dieu. "Je dois mon succès avant tout à Dieu", affirme t-elle. Puis elle se montre reconnaissante à l'égard de sa mère et du Staff de Transcendance Préfac. " Ma mère et le staff de Transcendance Préfac m'ont beaucoup soutenu durant la période de préparation", affirme t-elle. Et elle termine en disant que ses amis ont beaucoup contribué pour la matérialisation de ce moment plein de gloire. Il est à noter que Henry Ier Préfac a aussi sa part de contribution.

Rien à prouver d'autres
"Tout le monde le sait maintenant, je peux travailler. Je viens tout juste de le prouver", atteste t-elle avec fierté. D'ailleurs elle pense continuer sur cette même lancée pour gravir tous les échelons, sans vouloir rien prouver. Tout ce qu'elle fera par la suite de ce moment, ce sera pour sa propre satisfaction.

Quant à son choix de filière, elle nous semble un peu confuse. Mais sa décision est prise, elle optera pour les Sciences Humaines et Sociales. "Pour être sincère, je peux te dire presque toutes les branches m'intéressent", assure t-elle. Elle sait qu'elle a droit à un choix, alors elle pense s'inscrire dans le programme de licence en Travail Social (TVS).

Jean Rico Paul
+509 40 43 77 45

lejournaldechcl@gmail.com

samedi 6 juin 2015

Ce qu’est réellement l’homosexualité

« A l’heure où naît un jour nouveau, je rentre retrouver mon lot de solitude. Comme un pauvre clown malheureux de lassitude. Je me couche mais ne dors pas, pense à mes amours sans joie, si dérisoires, à ce garçon beau comme un dieu qui, sans rien faire, a mis le feu à ma mémoire. Ma bouche n’osera jamais lui avouer mon doux secret, mon tendre drame…»
Charles Aznavour, dans la chanson «Je suis un homo, comme ils disent»

On en parle souvent très mal, de l’homosexualité : c’est un sujet qui dans l’imagerie populaire inspire régulièrement la moquerie, est plutôt synonyme de manque de virilité chez les hommes, de tare, de honte, de maladie mentale, de débauche, voire d’ignominie et d’infamie. Sujet qui reste bien souvent tabou, ou alors on en parle volontiers pour rire, plaisanter et amuser la galerie. Avec de nombreux dérapages, offenses, humiliations et mépris dans des propos tels que : « pédé, tapette, tante, tantouse, tarlouse, fif [1], fiotte, tapiole, mademoiselle, femmelette, t’es de la jaquette ? ».
Il est rare que l’on aborde le sujet avec sérieux : il le mérite pourtant. La moquerie et l’offense constituent le lit de l’homophobie. Cela explique combien beaucoup de personnes pratiquent l’homosexualité dans la dissimulation et l’anonymat… Ils mettent ainsi en place des stratégies d’apparence et de façade hétérosexuelles auprès de leurs proches. Et ceci aura pour effet de décupler les effets de division et d’éclatement de leur être – qui est l’un des aspects les plus marquants des modes de vie homosexuels.

L’homosexualité : une attirance sentimentale puis sexuelle

Certaines personnes découvrent un jour qu’elles éprouvent une forte attirance sentimentale, amoureuse et sexuelle, de préférence ou exclusivement pour les personnes de leur sexe et passent à l’acte : on dit qu’elles sont « homosexuelles ».
Le processus se déroule globalement ainsi :
homo-affectivité –> homo-sentimentalité –> homo-sensualité –> homo-sexualité
Toutefois, comme l’hétérosexualité, l’homosexualité ne se réduit pas à un simple comportement sexuel mais elle implique un ensemble d’attitudes, de valeurs et de préférences dont la seule véritable justification se trouve dans les rapports affectifs et sentimentaux.
Le psychiatre américain J. Marmor suggérait la définition suivante, qui semble assez appropriée :
Peut être considérée comme homosexuelle une personne qui, durant sa vie adulte :
  • manifeste une préférence pour des personnes de son propre sexe
  • est érotiquement (sexuellement) attirée par ces personnes
  • a habituellement (mais pas nécessairement) des relations sexuelles avec une ou plusieurs de ces personnes

L’échelle de Kinsey

Dans les années 1940, le Dr Alfred Kinsey [2] et toute une équipe de chercheurs entreprirent une très vaste enquête sur la sexualité en Amérique du Nord, avec des questions abordant la sexualité de façon franche, directe et efficace, puisque ces chercheurs purent ainsi établir la fameuse « Echelle de Kinsey ». Bien que l’enquête de Kinsey fut ensuite contestée à cause de sa manière d’échantillonner la population interrogée, cette échelle est encore valable de nos jours puisqu’elle a été confirmée par de nombreuses autres études.
Il s’agissait d’une échelle sur laquelle se répartissent les individus : à l’une des extrémités ceux et celles qui sont exclusivement homosexuels ; à l’autre extrémité, ceux et celles qui sont exclusivement hétérosexuels. Et entre ces deux extrémités prendraient place ceux et celles qui sont un peu homosexuels et un peu hétérosexuels, donc bisexuels selon des proportions diverses.
D’où la graduation suivante :
<–1———-2———-3———-4———-5———-6———-7–>
hétérosexualité bi-sexualité homosexualité
1 – Entièrement hétérosexuel(le)
2 – Prédominance hétérosexuelle, occasionnellement homosexuel(le)
3 – Prédominance hétérosexuelle, avec un «passé» homosexuel bien distinct
4 – Hétérosexuel(le) et homosexuel(le), d’une manière égale
5 – Prédominance homosexuelle, avec un «passé» hétérosexuel bien distinct
6 – Prédominance homosexuelle, occasionnellement hétérosexuel(le)
7 – Entièrement homosexuel(le)
D’après cette échelle de Kinsey, l’on peut avec raison introduire l’idée qu’il convient mieux de parler des hétérosexualités et des homosexualités au pluriel, sachant également qu’ils ne se résument pas à la seule sexualité, mais aussi à des affects, des sensibilités, des créativités particulières.
« En plus d’une hétérosexualité manifeste, une quantité très importante d’homosexualité latente ou inconsciente peut être trouvée chez des gens normaux » (Freud)
Fliess développa l’idée que la bisexualité biologique se prolonge chez l’être humain en une bisexualité psychique de base, et que l’enjeu du développement psychique sera le bon fonctionnement ou non du refoulement des caractères de l’autre sexe.
Le terme « homosexuel » est assez récent et date de la fin du 19ème siècle [3]. De nos jours, l’habitude que nous avons prise de l’employer nous incite à trouver naturelle la distinction des personnes en deux groupes, en fonction de leur sexualité : celles qui ont des rapports avec des personnes du même sexe, et celles qui en ont avec des personnes de l’autre sexe. Ainsi, l’on dira « Regarde, c’est Fabien qui arrive, tu sais ce jeune homosexuel dont je t’avais parlé hier… ».

Dans l’Antiquité

Mais cette distinction était inconnue dans l’Antiquité où les individus étaient parfois spontanément bisexuels, avec des préférences individuelles plus ou moins prononcées. Ils se différenciaient sur d’autres critères que la sexualité.
Il n’est pas question ici de faire l’apologie de l’homosexualité, mais de décrire ici d’une manière simple son histoire depuis l’antiquité jusqu’à nos jours.
L’histoire nous rapporte qu’Alexandre le Grand (356-323 av. J.-C. – Roi de Macédoine) eut pour compagnes des centaines de femmes, et seulement deux hommes, mais qu’il n’a été amoureux, passionnément et pour longtemps, que d’un seul de ces deux hommes. Cicéron (106 – 43 av. J.-C. – avocat, homme politique et orateur romain) avait une femme, mais lui préférait les charmes de son jeune esclave, qui était son secrétaire favori ! Néron (37-68 ap. J.-C., empereur romain), fit châtrer l’un de ses esclaves avant de le prendre publiquement pour épouse.
Le poète romain Catulle (1er siècle av. J.-C.), épris du beau Juventius, écrivait : « Si sur tes yeux doux comme le miel, Juventius, on me laissait mettre sans relâche mes baisers, j’en mettrais jusqu’à trois cent mille sans me sentir jamais rassasié. »
En Egypte, les pharaons disposaient d’un harem de beaux jeunes hommes. Au Japon, les samouraïs ne cachaient pas leurs relations homosexuelles.
Une erreur courante consiste dans le fait que la Grèce antique soit souvent assimilée au berceau et au paradis de l’homosexualité. D’ailleurs, les structures sociales et les lois en vigueur à Athènes réprouvaient ce que nous appelons aujourd’hui « l’homosexualité ». L’amour entre hommes était considéré comme avilissant et indigne. Entre adultes, les relations homosexuelles étaient inconcevables, et les efféminés (pathici) étaient l’objet de railleries et de mépris.
Par contre, ce qui était autorisé, et même encouragé, c’était la relation entre un homme mûr et un adolescent, ce que nous appelons de nos jours la « pédérastie », et qui est actuellement formellement condamnée avec raison par la loi. Erigé au rang d’institution, le rapport entre l’amant adulte – l’érastre, un homme qui ne dépassait jamais quarante ans -, et l’aimé mineur, – l’éromène, un jeune à peine pubère -, constituait pour ce dernier un rite de passage à l’âge viril. Même si les liaisons n’étaient parfois pas dénuées de passion, elles avaient surtout valeur éducative… : l’homme mûr prenait sous son aile un adolescent et le formait à la vie sociale et politique, tout en entretenant des rapports sexuels avec lui [4], sans que la notion de plaisir prenne le dessus sur les autres valeurs formatrices de la relation. Le mineur était pris en charge par le majeur dès ses 12 ans, jusqu’à l’apparition de la première barbe, vers l’âge de 18 ans.
Les philosophes grecs Platon (427-347 av. J.-C.) et Socrate (470-399 av. J.-C.), le général et consul romain Jules César (100-44 av. J.-C.), surnommé « l’homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes », l’empereur chinois Wu (140-87 av. J.-C.) étaient considérés comme homosexuels. En France, Henri III, Roi de France (1551-1589), était très critiqué pour ses goûts efféminés et les faveurs qu’il accordait à ses « mignons ». Le compositeur russe Tchaïkovski (1840-1893) se suicida vraisemblablement à cause du problème posé par son homosexualité. Rimbaud et Verlaine, Aragon, Colette, Proust, Genet, Jean Cocteau et Jean Marais, Gide et Pasolini, Michel-Ange, Léonard de Vinci étaient homosexuels.
Dans son « Livre Blanc », paru anonymement en 1928, Jean Cocteau justifie ses penchants :
« Au plus loin que je remonte et même à l’âge où l’esprit n’influence pas encore les sens, je trouve des traces de mon amour des garçons. J’ai toujours aimé le sexe fort, que je trouve légitime d’appeler le beau sexe. Mes malheurs sont venus d’une société qui condamne le rare comme un crime et nous oblige à réformer nos penchants. »
Michel-Ange, enflammé par la passion amoureuse, était fasciné par la beauté du corps des hommes jeunes, mais aussi par la beauté du divin. Il écrivit ceci en 1532 :
« Hélas ! Hélas ! Quand je repense au temps passé, je ne trouve pas un seul jour qui ait été à moi. Les faux espoirs, les vains désirs, – maintenant je le reconnais – m’ont tenu en péril, loin de la vérité, pleurant, aimant, brûlant et soupirant, car aucune passion mortelle ne me fut étrangère. Le temps fugitif m’a enfin manqué, mais s’il se prolongeait, je ne serais pas encore las. » [5]
Pour Serge Gainsbourg, l’un de ses plus beaux souvenirs «d’amour», dit-il, lui est venu d’un garçon ; et de confier, à brûle pourpoint :
« J’ai eu des périodes d’homosexualité. Dans ma vie, ma plus belle déclaration d’amour est venue d’un homme. J’avais trente ans, je commençais dans un cabaret de m…. Pendant un mois, un garçon est venu. Il me fixait. Un beau garçon. C’était assez éprouvant. Un jour il m’a parlé : « Est-ce qu’on peut faire quelques pas ensemble ? » J’ai dit oui. Et là, en marchant, il m’a fait une déclaration d’amour. La plus belle que j’ai jamais entendue. Sublime, et le mot est encore trop faible. Il avait tout compris en moi. Je l’ai emmené, on a fait l’amour. »[6]
[1] fif : terme péjoratif utilisé pour désigner les homosexuels au Québec.
[2] http://homoedu.free.fr
[3] Le terme « homosexualité » a été forgé par un médecin hongrois, le Dr Benkert, en 1869. Homo, en grec, signifie « le même », « semblable », tandis qu’hétéro signifie « différent », « dissemblable ».
[4] Avec pénétration de l’adolescent
[5] in « Michel-Ange, le tourment et la gloire » – Simone Hills – Editions du Sarment – 1997
[6] in : B.A.B.A. Homosexualité – Ph. Randa – Ed. Pardès – p. 76

lundi 1 juin 2015

Syto Cavé, un poète né

D’illustres écrivains et poètes comme Alfred de Vigny, Victor Hugo et Alphonse de Lamartine ont fait les beaux jours de la littérature française, Shakespeare William pour la littérature anglaise, Cervantès pour celle de l’Espagne.


Nous en Haïti, dans nos 27.750 km2, petit soit-il, notre littérature a été arrosée par des hommes de lettres tels que Oswald Durand, auteur du texte choucoune, Othello Bayard (Haïti chérie) Emile Roumer (Marabout de mon cœur),entre autres, se trouve Syto Cavé, brillant poète ,qui sera l’invité d’honneur pour la 21e édition de Livres en folie qui se tiendra au parc historique de la canne à sucre, 4 et 5 juin l’unique rendez-vous.

Jérémie, la cité des poètes, sans l’ombre d’un doute, entre un paysage verdoyant, des montagnes parfaitement érigées, le bruit des vagues, les douces mélodies des rossignols, sur ce coin de terre est né le fameux parolier Syto Cave, le 7 Août 1944.Il a entrepris de sérieuses études au petit séminaire Collège Saint Martial, ensuite au Lycée Pétion, avant d’entrer au conservatoire d’Arts dramatiques à Port-au-Prince pour des études supérieures. Avec des amis et collaborateurs comme Charles Alexandre Abellard, François Latom, il (Syto Cave) fonda une société sous le nom de Messagers de l’art.

Le père de Alan Cave a laissé des œuvres de théâtres titrées Mémoires d’un balai, 1971, mise en scène par Hervé Denis, en langue française et Kavalye Polka, 1984, celle-ci en créole. Il nous laisse des textes imprimés d’inspiration à notre plus vive délectation, parmi lesquels on peut citer le poème M’anvi, en voici un segment: " Pandan mwen kanpe la a m’anvi diw tout istwam, m’anvi sèmante, m’anvi sèman m’ rive jouk kotew rete, m’anvi tonè kraze m, m’anvi solèy boulem, m’anvi pye bwa sekwem, m’anvi syèl la tranble"

Sa verve captivante, sa manière de trier les mots justes pour s’exprimer, de s’asseoir dans le cœur de son public, d’éveiller même les émotions les plus profondes, sont des qualités qui suscitent une admiration particulière chez plus d’un pour le natif jéremien.



Djedly Francois Joseph
Tel: 31-26-02-67


lundi 20 avril 2015

Les étudiants du CHCL ne savent plus vers qui se tourner


A l’heure de la crise du Campus Henry Christophe de Limonade, La Commission des Etudiants Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL (CEESCD-CHCL) avait proposé aux responsables du CHCL une assemblée générale mixte afin de mettre en avant les problèmes de campus.



La Commission des Etudiants Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL (CEESCD-CHCL) avait convié, depuis vendredi dernier, plusieurs responsables du Campus Henry Christophe de Limonade et le Rectorat à prendre part à une assemblée générale Mixte ce lundi 20 avril 2015 sous l’agora du CHCL à 9 heures AM. Mais malheureusement, la majorité de ces cadres ne se sont pas présentés.
Dès 8 :45 am, une foule d’étudiants étaient massés sous l’agora. Ils attendaient avec impatience l’heure du début de cette assemblée. Celle-ci était pour eux un brin d’espoir. Ils s’étaient éparpillés en groupuscules dans le seul but, sans nul doute, de parler de leurs avenirs, de leurs carrières universitaires.


A 9 :00, des chaises sont bien arrangées sur le podium de l’agora. Les membres de la commission commencent par prendre  place. Aucun responsable n’est encore présent. Pendant ce temps, la tension monte au fur et à mesure que les aiguilles des montres bougent.
C’est vers 9 :30 que le président Jean-Marie Théodat manifeste sa présence dans l’assemblée. Il entre calmement pour gagner un siège. Il était Seul au milieu des étudiants qui ont soif d’une sortie de crise.


10 minutes plus tard, l’un des membres de la commission prend la parole pour exprimer son indignation face à la situation tout en réclamant le calme au milieu dans la foule. Cela n’empêche pas pour autant que des étudiants veulent passer au plan B.


Donc, nous pouvons bien constater l’indifférence de ces responsables face à la crise du Campus. Ils sont des personnes qui ne veulent pas un avenir meilleur pour ces étudiants. Ces derniers viennent de Port-au-Prince, des Gonaïves,  d’Ouanaminthe et de plusieurs autres villes du pays. Fils de commerçante, d’agriculteur, d’ouvrier qui sacrifient leur petite économie pour les aider  à devenir quelqu’un d’utile dans la société. Et aussi, plus tard ces enfants pourraient subvenir à leurs besoins.
                                                                                                                                                                                                                                                                   Rédacteur : Jean Rico Paul                                                                                                                                                                                                                                                                                         Email : jeanricopaul@gmail.com


samedi 18 avril 2015

Mouvement d’étudiants: astuce pour enflammer le net

Aujourd’hui, à l’ère de la technologie, nous avons plusieurs moyens pour expliquer au monde entier ce qui se passe dans notre milieu, de faire savoir aux autres nos opinions sur un sujet donné. En plus des plateformes, comme les réseaux sociaux, il y a aussi des Hashtag.

C’est quoi un hashtag ?
D’après la définition donnée par Facebook sur sa documentation, « Les hashtags permettent de transformer des sujets de discussion et des locutions en liens « cliquables » dans des publications sur votre journal personnel ou votre Page. Ils permettent de trouver plus facilement des publications sur des sujets précis. » Pour mieux comprendre, prenons l’exemple des hashtags du mouvement des étudiants du CHCL qui #SosCHCL et #SosCampusHenryChristopheDeLimonade. Par là, on peut faire trois remarques : La première remarque est le fait qu’on inscrive un dièse (#) devant le mot-clé. Cela permet de faire voir aux internautes que c’est bien un hashtag. La deuxième réside dans la cohésion des lettres malgré la présence de plusieurs mots accoles. Enfin, dans la troisième, l’initial de chaque mot est une lettre majuscule.

Quel est le rôle d’un hashtag ?
Comme nous venons de le voir dans la définition, l’hashtag nous permet de découvrir toutes les publications qui ont rapport avec un sujet précis. Par exemple, rendez-vous sur Twitter ou sur Facebook, publiez quelque chose avec l’hashtag #SosCHCL. Ensuite, cliquez sur l’hashtag pour tous les facebookeurs ou les utilisateurs de Twitter qui en parlent. Par exemple, si je publiais ceci sur facebook : « J’aime mon campus, c’est pour cela que je m’engage. #SosChcl » maintenant, cliquez sur #SosChcl pour voir d’autres publications comme celle-ci.

Auteur : Jean Rico Paul

Email : jeanricopaul@gmail.com

vendredi 17 avril 2015

Lettre ouverte aux étudiants du campus Henry Christophe de Limonade



Le jeudi 16 avril 2015
Objet : Invitation


À l’attention des étudiants du campus Henry Christophe de Limonade

Chers étudiants,

            La Commission des Etudiants Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL (CEESCD-CHCL) a l’honneur de vous inviter à prendre part à une assemblée générale mixte qui se tiendra ce lundi 20 avril 2015 sous l’agora du CHCL à 9 heures AM.

            L’objectif de cette assemblée est de poser et d’analyser le bien fondé des revendications inscrites dans le cahier de doléance de ladite « commission » et l’état d’avancement des différentes revendications posées par le Conseil Provisoire des Professeurs du CHCL. Cette problématique d’ordre académique et administratif n’arrête pas d’attirer l’attention de la communauté universitaire et mérite donc d’être résolue une fois pour toute.

            Comptant déjà sur votre participation tant important pour la réussite de cette assemblée, recevez, chers étudiants, nos salutations les plus fraternelles.
                                

Pour la commission :

           

Nom                               Prénom                          Faculté
François                         Gédéon                          Médecine
Labranche                      Reginald                         Médecine
Orelus                            Véniel                            Médecine
Joseph                            Guytho                           Génie Générale
Fortuné                           Guydel                           Génie Générale
Phanord                          Modlaire                         Génie Informatique
Delivois                          Jean-François                 Sciences de l’Education
Almera                           Francis                           Sciences de l’Education
Louis                              Rodney                          Sciences de l’Education
Pierre                              Jaquelin                          Aménagement du Territoire
Blaise                             Wilson                            Aménagement du Territoire
Saint-Jean                       Junior                             Aménagement du Territoire
Joseph                            Michelet                         Agronomie
Etienne                           Dieu-Phradel                  Agronomie
Louidor                          Luckenson                     Agronomie
Clervaux                        Grégory                          Sciences Humaine et Sociale
Alcianas                         Tcharly                           Sciences Humaine et Sociale
Norcius                          Stanley                           Sciences Humaine et Sociale
Marc-Pierre                    Arnel                              Sciences Humaine et Sociale
Jean                                Walky                            Médecine
Josué                              Sonson                           Médecine
Colas                              Schiminda                      Médecine
Clervil                            Johnson                          Propédeutique
Pierre-Louis                    Nesny                             Propédeutique

Vernet                            Mackenson                     Génie Informatique

jeudi 16 avril 2015

Crise CHCL: Rapport de la rencontre du 15 avril 2015

Crédit: Facebook
Rapport de la rencontre du 15 avril 2015
Suite au mouvement de protestation déclenché au Campus Henry Christophe de Limonade par le conseil provisoire des professeurs du CHCL, le 9 mars 2015, réclamant entre autres : la définition du mode de sanction des diplômes ; la publication et l’analyse des curricula des différentes filières du CHCL par le Rectorat de l’UEH ; la nomination ou la signature des contrats de certains professeurs ; etc., les étudiants du CHCL ont paniqué, le lundi 13 avril 2015, le transport sur la RN6 pendant près d’une heure et ont donné jour à ladite commission qui présente aujourd’hui le rapport de sa première rencontre assistée par d’autres étudiants.
Ordre du jour
La  lecture de l’ordre du jour a été faite en présence de 20 des 25  membres à 9h 30 AM :
1-Nomination et objectif de la commission
2-Lister les problématiques générales et spécifiques posées par les étudiants.
3- Les conditions minimales de réouverture du Campus
4- Définir les stratégies de la lutte
Conclusions obtenues
A) Nomination : Commission des Etudiants  Engagés pour une Sortie de Crise Durable du CHCL
(CEESCD-CHCL)
Ai) Objectif de la commission: Trouver la satisfaction aux principales revendications sous-mentionnées.
B) Lister les problématiques générales et spécifiques posées par les étudiants.
D’ordre général
Validation et publication des cursus par le Rectorat de l’UEH ;
Clarification du système d’enseignement et le  mode de sanction des diplômes ;
Reconnaissance légale du CHCL par le Rectorat (Intégration du CHCL au niveau du Conseil de l’UEH) ;
Définir et publier l’organigramme du CHCL ;
Équipement des laboratoires et de la bibliothèque du CHCL ;
Construction des dortoirs.
D’ordre spécifique
Construction d’un Hôpital Universitaire pour le campus ;
Disponibilité de matériels de pratique pour la Faculté de Génie ;
Installation d’un laboratoire de Sol  et de la station météorologique pour le campus;
Dispensation des séances de cours en laboratoires (Biologie, Chimie, Biochimie, Microbiologie, etc.) pour la Faculté d’Agronomie.
C) Les conditions minimales pour la réouverture du CHCL
D’ordre général
Validation et publication des cursus par le Rectorat de l’UEH
Clarification du système d’enseignement et le  mode de sanction des diplômes
Reconnaissance légale du CHCL par le Rectorat (Intégration du CHCL au niveau du Conseil de l’UEH)
Définir et publier l’organigramme du CHCL
Spécifique à chaque filière
Médecine :
Equipement des laboratoires pour faciliter les TP  (Biologie, Chimie, Physiologie, Parasitologie, Histologie, …)
Disponibilité des salles de dissection accompagnées des matériels appropriés pour les séances de pratique.
Agronomie :
Mise en œuvre des travaux d’exécution de la ferme agricole et disponibilité des outils aratoires.
Commencement des cours de Pratiques Agricoles et planification des différents stages possibles.
Génie Générale
Salle de dessin et matériels appropriés
Installation des logiciels  de DAO
Génie Informatique
Laboratoire informatique bien équipé (routeur, switch, câbles, ordinateurs, tableaux numériques, imprimantes, etc.)
Education
Stages pour les étudiants en sciences de l’éducation
Une salle de laboratoire accompagnée de matériels pour les TP Chimie et Biologie.
N.B.-
Les conditions minimales doivent être intégralement satisfaites pour la réouverture du Campus.
Une assemblée générale est prévue pour la semaine prochaine.
Signature
          CEESCD-CHCL

vendredi 5 décembre 2014

L'administration du Campus Henry Christophe de Limonade amplifie la crise

Les étudiants placés l'administration du CHCL
Ce vendredi, il est 9:00 A.M, un bon nombre d’étudiants  sont au rendez-vous. Alors qu’en regardant vers l’administration, on verra les portes sont fermées et barricadées par des chaises. La situation devient, sans nul doute, plus compliquer qu’hier.
Des qu’on voit ces genres de choses, on est amené à penser au bien fondé de cette disfonctionnalité de l’administration qui est un organe vital du Campus Henry Christophe de limonade.  Au delà des intérêts des petits groupes qui se cachent derrière cette grève, n’existe-t-il pas un qui soit plus humble et plus grand ? Pourront dire que les étudiants  sont en mesure de bien réagir face à cette affreuse situation ? Non, pas du tout. Notre pays fait face, déjà, à un manque de ressources humaines. Quant à présent, qu’est-ce qu’on fait de ceux qui veulent étudier ? on leur prive de cours, on leur projette une mauvaise image de l’université. Et après, on va dire « qu’est-ce qu’on peut espérer de mieux de cette jeunesse ? Or, vous êtes nos prédécesseurs, vous nous avez laissé quoi ? Ces mauvaises institutions ? La division ? La haine ? Nous, la jeunesse, n’allons pas suivre vos déplorables parcours. On souhaite remédier notre terre, notre société voire les institutions. Nous les étudiants de CHCL vous demandons de nous donner une chance à apprendre, et pour faire ce que vous n’avez pas pu faire.
Devant l'administration de CHCL