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samedi 21 janvier 2017

RUTSCHELLE GUILLAUME; ENTRE MUSIQUE, CRISE DES VALEURS SOCIALES ET L' ACCEPTATION DE NOUVELLES VALEURS.

Le corps social est formé des individus, non pas comme agrégat homogène, mais en qualité de sujets pensants contribuant chacun à de niveau spécifique .

Si ouvertement les gens formant la structure sociale ne s' entendent pas sur cette contribution diversifiée, ils se sentent, pourtant,  liés à un ensemble de valeurs. Toute société se fonde sur des normes.

Pourvu que ces valeurs partagent la stricte particularité d'être collectives, il revient, de droit et de fait, à tous citoyens formant la structure sociale, le regard réciproque  attentif, vigilant et conservateur. En vertu de cette nécessité, l' action des groupes ou des individus capables d' influencer ces valeurs doit faire objet de réfléxion.

Rutschelle GUILLAUME est l'une des stars les plus notoires du milieu musical haïtien. Elle est devenue ce qu'elle représente, grâce à l' organisation du concours des talents" Digicel stars", mais plus à l' aide de Fantom, sans quoi ,elle serait, malgré sa potentialité,restée ignorée, inconnue par le peuple d' Haïti et du monde.

Cette chanteuse au talent extraordinaire impacte les valeurs sociales, traditionnelles et morales de la société, plus que nul autre citoyen ordinaire n' a fait. Les dires, l' agir d' une personalité publique ont plus d'impact que ceux d'une multitude de  gens ordinaires.

Vous arrive-t-il de vous interroger sur le nombre de jeunes dont  le modèle est Rutschelle Guillaume ?

Combien de fois vous demandez- vous sur quelles generations s' étendront les actes posés par cette star actuellement?

Ces interrogations invitent à réfléchir. L' artiste a l' une des facultés que ne détiennent pas tous les chanteurs. Elle a la capacité de transmettre ses émotions, sentiments et passion aux gens qui l' écoutent.

Paradoxalement cette faculté mal maîtrisée, dans certains cas, devient une menace sociale. Si Izolan et Tony mix sont ,de leurs côtés , responsables de la dégénérescence des cas de délinquance juvénile dans la société haïtienne, Rutschelle , à d' autre sphère, est la dernière goutte d'eau qui, éventuellement, renversera la vase.

Nous adoptons la démocratie qui a comme conséquence logique que l' individu a droit de disposer de son corps, ce qui implicitement relève de la liberté individuelle. Mais, il se trouve que le système sur lequel la société se fonde, peut, dans le cadre de cette liberté, s' effondrer suite à un acte posé par tel type d' acteur.

Dans l' espace d' un temps restreint, la star a connu des aventures amoureuses en nombre considérable. Sur le champ musical haïtien son comportement a provoqué des remours décevants en mettant Roody Rudeboy et Trouble boy dans des situations inconfortable et avilissantes.

Par ce que cette capacité de séduction n' est pas maîtrisée, elle était à conquérir, suite à cette histoire avec Roody, d' autres cœurs affamés.

Ainsi une fois ces relations brisées pour des causes inédites, nous sommes étonnement tombés sur notre Rutschelle en train de contracter une relation avec Ti Micky, qui a l' odeur du *cougardisme*. Nous sommes, pour ne pas nous laisser prendre pour des dupes, en  droit de nous demander: Est-ce que les hommes qu' elle passe officiellement ne sont pas moins nombreux que ceux qui le sont officieusement ?

Lorsque nous comprenons qu' elle est le miroir à travers lequel bon nombre de jeunes se voient, nous nous inquiétons de la  possibilité de voir perdurer l' ensemble de nos valeurs sociales.

Ce serait contre nature d' exiger à Guillaume ce que représente Emeline Michèle pour la société haïtienne, car elle a sa façon propre. Déjà, de telles attitudes commencent par avoir de mauvais précédents. Au niveau social, avec les tracs d' Izolan les crimes sont encore plus fréquents et nombreux, avec Tony  Mix nos femmes haïtiennes sont de moins en moins valorisées. Et au niveau  politique avec Rutschelle, c' est le *Ratisme politique*,  le *caméléonisme*.

Nous sommes d' autant plus inquiets d' accepter à contre cœur et sous des formes différentes, l' homosexualité dans le pays, au cas où de telles insatisfactions engendreraient la vilaine attirance pour des personnes de même sexe aux yeux de cette jeunesse naïve.

En fait , nous sommes loin de critiquer négativement  nos artistes, car ils sont, par dessus tout, porteurs de notre drapeau, mais, nous croyons que notre travail se veut un service au besoin de l' urgence.

Marc- Lee SAIMPREUX
Email: saimpreuxmarclee@gmail.com

mercredi 18 janvier 2017

HAÏTI: L'IDENTITÉ NATIONALE AU SECOURS DE LA SOUVERAINETÉ NATIONALE


LA GIFLE QUE L'ON N'OSE PAS REMETTRE 
L'épisode Guy Philippe introduit dans les débats la question de la souveraineté nationale. Les observateurs avertis comprennent qu'Haïti a beau recevoir une gifle; mais qu'on ne peut pas s'aventurer dans un bras de fer diplomatique avec l'Oncle Sam. Car en tant qu'Etat nous dépendons trop de l'étranger; pour le budget, pour les élections, pour la fausse stabilisation, etc. Nos citoyens dépendent trop de visas étrangers et de transfers. Nos élus dépendent trop de visas étrangers. Du coup, révoquer le traité Albright donnant prétexte à l'arrestation et l'extradition de citoyens haïtiens accusés - à tort ou à raison- de traffic de stupéfiants est un risque énorme pour les visas des parlementaires dont les familles vivent presque toutes dans notre paradis imaginaire. Et on redoute une simple punition comme le bloquage des transfers sur Haïti qui pourrait nous mettre à genoux.

NOUS NE SOMMES PAS D'ICI 
Les raisons de cette faiblesse sont multiples: culturelles, structurelles, économiques, sociales, historiques; entre autres. En substance, nous ne rendons pas notre pays vivable pour ses enfants. Nous avons plutôt d'autres pays d'adoption. Nous ne créons pas de richesses, ne fournissons pas de services, ne garantissons pas les droits fondamentaux des citoyens, nous ne transmettons plus les valeurs nationales, nous ne faisons pas assez de production tout court, pas assez de production culturelle et ne valorisons, ni ne vulgarisons, ni ne protégeons le peu de production (culturelle entre autres) que nous avons. Au bout du compte, nous sommes sur la terre d'Haïti parce que nous ne pouvons pas la quitter. Sinon pas encore. Nous nous considérons intelligents à parler français plutôt qu'à parler créole. Nous lisons plus de littérature française que de littérature haïtienne. Notre éducation ne cadre pas avec notre quotidien, ne pose pas nos problèmes et n'y propose pas de solution. Au lieu de nous conscientiser pour être des agents de changement, elle met plus de barrières entre lettrés et illettrés, entre citadins et villageois. NOUS NOUS AMUSONS À NOUS RABAISSER POUR VALORISER L'ÉTRANGER. Nous n'avons plus d'ancrage ici. Nous n'avons plus rien à faire ici. Nous sommes AMÉRICAINS, CANADIENS, FRANÇAIS; mais rarement et péniblement haïtiens.

IDENTITÉ: L'ÂME D'UNE NATION 
Le cœur du problème haïtien est foncièrement identitaire. Construire une nation exige des sacrifices. Cependant on ne se sacrifie pas pour une nation à laquelle on ne s'identifie pas. Construire une nation passe d'abord par la mentalité et par extension l'opinion publique. Donc l'histoire, la presse, le civisme, la production culturelle, l'église, l'éducation sont d'une importance de premier rang, car forgeant sans cesse la conception, la CONSCIENCE de la société. Que ce soit clair: il n'y a pas moyen de transformer Haïti sans transformer la pensée de l'haïtien par rapport à ce pays. L'haïtien cherchera toujours un pays de rechange tant qu'il n'est pas convaincu que chez lui c'est ici. Quand il est convaincu que chez lui c'est ici, que c'est sa patrie, il fera de tout son possible pour "...travailler à sa grandeur et à sa prospérité." Et si c'est nécessaire il sera prêt à perdre son visa pour elle. Donc restaurer l'identité haïtienne, redonner de l'éclat à nos valeurs, est plus qu'une urgence. Il n'y a pas de demi-mesure: SEULE L'IDENTITÉ NATIONALE PEUT REDONNER VIE À LA SOUVERAINETÉ NATIONALE et ceci à quelque soit le prix. Sinon souveraineté chez nous continuera à être un vain mot.

Voilà la source de nos malheurs. Cela fait très longtemps que nous avons abandonné, pillé, maltraité, détruit notre pays. Parce que nous y sommes en transit. Il est temps de nous sédentariser, de REPRENDRE PLACE CHEZ NOUS, de planifier notre avenir, de faire des projets futuristes, de prendre nos responsabilités envers le pays, envers les enfants, envers les générations montantes.  Ce qui passe avant tout par le contrôle de la fabrique de la mentalité, l'opinion et l'identité. Alors et alors seulement, on sera prêt à mourir pour l'honneur de la patrie. Alors et alors seulement mourir pour la patrie aura un sens.


Junior MESAMOURS
Etudiant finissant en Sciences Po. au CHCL

samedi 6 juin 2015

2 ans en propédeutique « NON!», Session d’été « OUI ! »

Le nouveau conseil du Campus Henry Christophe s’est engagé dans une série de séances de réunions avec les déférentes composantes du campus, ce vendredi 5 juin était le tour des étudiants en propédeutique.

Aussi populaire soit-elle, la première proposition des étudiants en propédeutique ne tient pourtant pas debout devant le conseil de gestion. “À l’impossible, nul est tenu” dit le vieux dicton français, mais dans l’impossibilité, il y a une possibilité consensuelle dans une situation exceptionnelle. C’est à peu près une chose de ce genre qu’ont voulu montrer les étudiants de la propédeutique.

Depuis lundi dernier jusqu’au Jour-J, les délégués de la propédeutique ont organisé certaines réunions entre eux afin de trouver une solution. Ils ont pris contact avec la majorité des étudiants en propédeutique voire en Licence. Cette démarche était décisive pour ces élus, puisqu’ils voulaient l’appui total de la masse dans la réunion organisée et c’était vraiment le cas.

Les délégués ont compris qu’il était nécessaire de bien argumenter pour faire comprendre au membre du Conseil de Gestion leur inquiétude avant même de faire une proposition. « Nous ne pouvons pas rester deux ans en propédeutique », plaint une délégué originaire du département des Nippes. Les étudiants veulent faire des sacrifices pour combler les vides, mais dans un temps limité. Ils ont appuyé les délégués qui ont proposé une « Session d’été » afin qu’ils puissent entrer en Licence avant l’année 2016, la deuxième suggestion. C’est une proposition qui est aussi bien accueillie par les membres du conseil, mais ils ne voulaient pas donner tout de suite une réponse  favorable. Ces hauts cadres du campus voient la nécessité d’entretenir avec les professeurs sur leurs disponibilités, avant de se prononcer sur cette fameuse proposition.

Maintenant, nous pouvons espérer une réponse favorable de la part des professeurs avant le début des examens. Ainsi, le conseil aurait le temps de publier un calendrier spécialement pour la propédeutique. Que les profs  comprennent et accompagnent les étudiants dans ces moments considérés comme  étant difficiles ! D’aucuns le souhaitent.

                                                                               Auteur : Jean Rico Paul

                                                                              Email : jeanricopaul@gmail.com

jeudi 14 mai 2015

Le rectorat de l’UEH, ne gâchez pas notre avenir

L’on reconnait le rôle déterminant qu’ont joué les étudiants du CHCL dans les mouvements de protestation passés. Mais l’on admet tout aussi que nos revendications n’ont pas été passées.  La lutte devient  fragile de plus en plus, et deux facteurs rentrent en ligne de compte. D’une part, Le conseil exécutif de l’UEH nous roule dans la farine. D’autre part, des étudiants se distancient des principaux objectifs du mouvement. C’est une réalité qui précarise et vulnérabilise la lutte que nous menons. En ce sens, nos revendications peuvent tomber aux oubliettes.

Il n’est pas à nier qu’avec la violence, nous n’aboutirons à rien. Dans ce cas, je dirais même qu’on doit être plus pacifique que jamais. Nous devons montrer à tout le monde quelle est notre situation au campus. Faisons en sorte qu’on entende nos voix. Et ainsi, rassembler d’autres personnes à notre cause.

Nous devons exposer nos revendications aux yeux de tous. J’entends par là, les problèmes réels qui rongent chaque faculté dans la zone universitaire de Limonade. Nous avions, grâce à la CEESCD-CHCL, déjà envoyé un cahier de doléances aux hauts responsables de l’UEH. Pourtant, le Rectorat de l 'UEH s’obstine à prendre des dispositions qui ne sont guère efficaces pour résoudre la crise. Le Conseil Exécutif de l’UEH préfère se focaliser sur la nomination des professeurs, la création des commissions, la modification du nom du campus…

Depuis plus d’une semaine, on peut remarquer l’amnésie qui gagne l’esprit de certains étudiants du CHCL. Ils ont oublié qu’il n’est plus le temps des miracles. Il faut lutter pour obtenir ce qui nous revient de droit. Même ceux qui étaient fortement motivés et combattants montrent des signes d’amnésie dont on parle. Ces derniers accordent plus d’importance á défendre tel ou tel candidat pour les prochaines élections. Doit-on vous rappelez que votre étude passe en premier, ensuite le reste. Pire encore, quelques uns bataillent sur deux fronts. D’une part, ils luttent pour l’ancien président du conseil, M. Jean-Marie Théodat. D’autre part, ils revendiquent avec les étudiants protestataires.

Donc, il se passe des choses inquiétantes au campus. La réalité, bien connue soit-elle, est peu commentée dans la presse. Puisqu’il s’agit de la cause universitaire, on s’en fout. Mais, quand pour parler de ce qui retombe au second plan social, tel: la « dette » de la France à l’égard d’Haïti… Alors qu’il ignore que la sphère la plus importante du développement social, économique, politique et culturel d’un pays n’est autre que l’Université. Dans les grandes sociétés, pour ne pas dire dans toutes les sociétés, on l’accorde une place prépondérante. On peut dire qu’une université est un conservatoire. Elle garde les anciens livres, elle enseigne l'histoire et les œuvres des sociétés d'autrefois. Plus encore, elle contribue grandement à créer une image des civilisations passées ou lointaines en accord avec les intérêts de sa propre société, c'est-à-dire de son ordre dominant, qui a besoin d'être transformé en discours impersonnel. Ce rôle est d'autant plus consciemment assumé que l'Université a plus clairement conscience de former une élite sociale, responsable de conduire la société mais aussi d'interpréter l'ensemble des informations disponibles.  Pour la majorité des sociétés, l’université représente l’espace qui aide à la préparation des gens pour répondre aux multiples attentes sociales. C’est en faisant partie d’une institution quelconque qu’on va pouvoir mettre en œuvres les choses apprises à l’université.

Vous êtes un étudiant du CHCL soucieux de votre étude. Mêlez votre voix avec la notre, et crions ensemble : « RECTORAT DE L’UEH, NE GACHEZ PAS NOTRE AVENIR !!! » crions encore et encore ce dernier soupir. Cette fois-ci, on ne tolèrera plus les dilatoires. Marchons ensemble dans l’espoir de trouver une issue dans le labyrinthe du CHCL de l’UEH. Soyons forts et courageux. Le changement ne peut être plus au rendez-vous. Le changement, c’est MAINETENANT !!!
                                                                        La voix de Jean Rico Paul, étudiant du CHCL.

                                                                        jeanricopaul@gmail.com

mercredi 6 mai 2015

CHCL: Quels mots contre les maux?

Quels  sont enfin les mots contre ces maux aux étudiants du CHCL?
   Comme un joyau tombé du ciel, le campus universitaire Henry Christophe de Limonade est  considéré comme l’une des structures qu’Haïti n’a jamais connue. Sa splendeur a attiré fils et filles, hommes et femmes de toutes les raques du pays, soucieux non seulement d’un enseignement supérieur de qualité mais encore de contribuer à la reconstruction du pays. Limonade, là où le vent de la possibilité de la Nouvelle Haïti espérée par tout et chacun soufflerait, là  les grenadiers ont pu croire être mieux placés, a son soleil ténébreux qui y règne le jour et sa lune noirâtre la nuit. Les étudiants sont donc pulvérisés par le comportement malfaisant des dirigeants. Peut-on espérer malgré tout des mots à ces maux ?
S’il s’agissait d’un rêve, en nous voyant accablés, trébuchés et torturés pendant trois ans, nous nous efforcerions de nous réveiller. Mais on est non seulement éveillé mais aussi debout. Cependant, tout ça nous est il suffisant de nous enterrer ? Je dirais non. Car, Martin Lutter King eut à dire : « Nos vies commencent à prendre fin le jour où nous devenons silencieux à propos des choses qui comptent.»
   Un proverbe arabe dit : « Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose. » Moi,  j’accuse pour dire que le trop de méchanceté des dirigeants de l’Université à l’égard des étudiants du CHCL est un manque de vouloir contribuer à relever ce défi historique dont fait l’objet ce cadeau inespéré. Je me suis demandé quel projet conçu enfin pour le campus; un refuge intellectuel par prétention, après tant de scandales et injustices faites aux 2500 étudiants avides de savoir.
Le rectorat de l’Université d’État d’Haïti fait semblant  préoccupé par la crise et se montre alors décisif. Puisqu’il faut dire et agir face à cette situation lugubre et hideuse, il ne convient pas pour autant de dire ou d’agir comme on le voudrait. Mais pour paraphraser Shakespeare, ce n’est pas suffisant de parler, il faut qu’on parle juste. De même, il ne suffit pas d’agir, il faut agir avec équité. Donc, jusques à quand y aura-il de mots authentiques contre nos maux, des actions contre cette farouche situation dans laquelle submerge le campus.


Auteur : Francisco DEROSE

Email : franciscoderose148@yahoo.fr 

mercredi 22 avril 2015

Au battement des paupières d’un lion dormant marque son éveil

Depuis l’annonce jusqu’à la réalisation du campus Henry Christophe de Limonade (CHCL) voire à son fonctionnement, le discorde ne cesse pas d’y hanter. Soit pour une question de localisation d’implantation, soit un problème de diriger une fois implanter.
 En réalité, le campus Henry Christophe de Limonade (CHCL), l’une des entités de l’UEH a fait son apparition dans un faisceau de problèmes qu’allait entraver l’avenir des nombreux jeunes étudiants dans le pays. Ce désordre d’ordre politique continu prouverait-il, malgré son niveau d’agrégé, l’incapacité du président provisoire, le professeur Jean-Marie Théodat et ses acolytes de bien gérer le campus ? A vous de bien juger.
Maintenant les étudiants les plus voyants, capables d’identifier, dénoncent les exactions, les erreurs administratives et les négligences du rectorat. Ils (étudiants) sont mis en suspicion et fait l’objet de plusieurs menaces.
En conséquence, le campus Henry Christophe tout entier vit dans l’angoisse et agitation. Et la situation envenimée par la mauvaise gestion de la caisse du CHCL. De là, Nombreuses questions sont posées, où sont passée la somme qu’on a déposé pour la construction du dortoir ? La somme pour la réouverture des classes 2014-2015 qu’on a donné au premier groupe étudiant estimée à 10 mille dola us et j’en passe. L’esprit historique et critique est apparu, il a fallu se faire un jugement d’ensemble sur les événements ruineux du CHCL. 
Malgré le blanchiment d’argent par des personnes qui dirigent le campus à savoir le détournement de plus de 40 million de gourdes au sien de l’administration du CHCL, le statut universitaire n’est pas défini bien que les matériels requis ont été donnés à ces responsables. La grève des professeurs depuis 5 moi allant déboucher sur un arrêt momentanément des cours 9 mars 2015. Apres 48 lettres de nomination lundi 16 mars de certains ayant fourni des dossiers complets, les professeurs sont décidés de lever la grève sans rien dire après un moi et quelques jours le 13 avril de concert avec le staff de l’administration en voulant contraint les étudiants en propédeutique a subit l’examen de fin de session le mardi 14. Quelle absurdité mesdames et messieurs. Entre-temps les revendications des étudiants sont bafouées et foulées par terre. Pouvons-nous faire confiance au corps professoral ? Méfiance….  C’est sans doute le joug de la corruption, de l’instabilité institutionnelle. N’est ce pas une honte ou un signe montrant qu’Haïti descendrait progressivement et fatalement dans la tombe ?
Devons-nous rester motus et bouche cousue ? Je ne crois pas. Face à tous ces dérives il doit y avoir une réaction. Semblerait-il que les étudiants du campus Henry Christophe de Limonade étaient des lions qui dormaient ? Sont-ils réveillés ? Leurs réactions le prouveraient.
Pour mettre fin à ce vagabondage et donner un espoir durable au campus Henry Christophe de Limonade (CHCL) ils ont mis sur pied ce même mardi 15 avril une commission dénommée Commission des Engagés pour une sortie de Crise durable du campus Henry Christophe de Limonade (CEESCD-CHCL) pour mieux structurer leur lutte comportant plusieurs phases :
·         La dialectique de l’arme ou le dialogue
·         L’arme de la dialectique ou la phase violente
Cette commission a pour dessein, dans sa phase pacifique, d’enter en entretient avec les responsables de l’UEH et du campus, les forcer à solutionner la crise en les soumettant des conditions sine qua non pour la réouverture du campus. Sinon l’année 2014-2015 serait foutue. A noter qu’on est en finissement du moi d’Avril et que l’examen de la première session n’a pas encore lieu.
Au fait, les vociférations des étudiants sont justes et de droit.
Nous nous réclamons avec rectitude, l’éclaircissement du système d’enseignement et modalité de sanction des diplômés (posé par les professeurs durant le préambule de l’année académique).
Une divulgation des curricula des filières séparément du CHCL émanée par le rectorat de l’UEH.
Décortication et publication de l’organigramme du CHCL.
La commission cherche à identifier les problèmes dans chaque faculté et d’en apporter une solution durable. Pour la faculté médecine, elle demande, une salle de dissection avec des matériels demandés pour les séances de pratiques et des équipements de l’élaboration pour rendre facile les TP (Biologie, Chimie, Physiologie, Parasitologie, Histologie, etc.). Aucune faculté au monde, à ce titre, ne peut pas fonction sans ces conditions.
Pour l’agronomie, elle réclame une mise en œuvre des travaux d’élaboration de la ferme agricole et des outils nécessaires.
Des cours de pratiques et plans de stages charpentés.
Et enfin avec génie général, une salle de dessin avec matériels
Des logiciels de DAO installés.
Vous êtes, assurément, intellectuels, c’est votre lutte. Vous êtes du Nord, c’est encore votre lutte. Quelques métropolitains n’envisagent pas le bon fonctionnement du CHCL. Quels sont vos ennemis ? Identifiez-les ? Reconnaissez-les. Et en fin, agissez-vous.
Venez nous rejoindre, c’est avec l’union qu’on a pu sortir dans l’emprise esclavagiste. Unissons-nous pour sauver le campus Henry Christophe de Limonade. Vous êtes haïtiens, venez. CHCL ne doit pas livrer aux sans scrupules. On reconnait un homme par ce qu’il fait et lorsque les élites trahirent c’est la nation qui meurt. CHCL ne doit pas mourir et il ne mourra pas si tous les jeunes se réunissent pour défendre leurs avenirs. L’avenir d’un pays dépend des jeunes qui sont actifs dans les luttes d’aujourd’hui. N’ayez  pas peur de vous y livrer corps et âme chers (es) étudiants (es). Si les jeunes Toussaint, Dessalines, Christophe  et j’en passe, n’étaient pas actifs dans leurs temps aurions-nous aujourd’hui ? On est jeune il est vrai, mais aux armes bien nées la valeur n’entend point le nombre des années disait Corneille dans le cid.
Je vous ai   présenté d’une façon ostensible les problématiques du CHCL.
Si toutes ces recommandations demandées par la commission sont agréées, on pourrait dire qu’on a en effet, une université. Mes frères et sœurs, vous êtes libre de préparer votre avenir mais ce n’est qu’en fondant le présent vous pouvez avoir une certitude de lui. S’il faut croire Pierrefeu, un éminent écrivain qui disait que la liberté reste le premier des biens, la sévérité critique est la première vertu civique je dirais qu’il faut protéger votre liberté. 

Saint-Juste Junior


Juniorenor@yahoo.fr