mercredi 6 mai 2015

CHCL: Quels mots contre les maux?

Quels  sont enfin les mots contre ces maux aux étudiants du CHCL?
   Comme un joyau tombé du ciel, le campus universitaire Henry Christophe de Limonade est  considéré comme l’une des structures qu’Haïti n’a jamais connue. Sa splendeur a attiré fils et filles, hommes et femmes de toutes les raques du pays, soucieux non seulement d’un enseignement supérieur de qualité mais encore de contribuer à la reconstruction du pays. Limonade, là où le vent de la possibilité de la Nouvelle Haïti espérée par tout et chacun soufflerait, là  les grenadiers ont pu croire être mieux placés, a son soleil ténébreux qui y règne le jour et sa lune noirâtre la nuit. Les étudiants sont donc pulvérisés par le comportement malfaisant des dirigeants. Peut-on espérer malgré tout des mots à ces maux ?
S’il s’agissait d’un rêve, en nous voyant accablés, trébuchés et torturés pendant trois ans, nous nous efforcerions de nous réveiller. Mais on est non seulement éveillé mais aussi debout. Cependant, tout ça nous est il suffisant de nous enterrer ? Je dirais non. Car, Martin Lutter King eut à dire : « Nos vies commencent à prendre fin le jour où nous devenons silencieux à propos des choses qui comptent.»
   Un proverbe arabe dit : « Le trop de quelque chose est un manque de quelque chose. » Moi,  j’accuse pour dire que le trop de méchanceté des dirigeants de l’Université à l’égard des étudiants du CHCL est un manque de vouloir contribuer à relever ce défi historique dont fait l’objet ce cadeau inespéré. Je me suis demandé quel projet conçu enfin pour le campus; un refuge intellectuel par prétention, après tant de scandales et injustices faites aux 2500 étudiants avides de savoir.
Le rectorat de l’Université d’État d’Haïti fait semblant  préoccupé par la crise et se montre alors décisif. Puisqu’il faut dire et agir face à cette situation lugubre et hideuse, il ne convient pas pour autant de dire ou d’agir comme on le voudrait. Mais pour paraphraser Shakespeare, ce n’est pas suffisant de parler, il faut qu’on parle juste. De même, il ne suffit pas d’agir, il faut agir avec équité. Donc, jusques à quand y aura-il de mots authentiques contre nos maux, des actions contre cette farouche situation dans laquelle submerge le campus.


Auteur : Francisco DEROSE

Email : franciscoderose148@yahoo.fr 

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